Art-thérapie : pourquoi le choix du thérapeute fait toute la différence

Lorsqu’une personne décide d’entreprendre une démarche en art-thérapie, elle se pose souvent une première question : quelle méthode choisir ?

Peinture, collage, écriture, terre, modelage, photographie ou encore kintsugi… les approches sont nombreuses. Pourtant, l’expérience montre qu’un autre élément est souvent bien plus déterminant : la personne qui vous accompagne.

L’outil utilisé est important, mais c’est avant tout la qualité de la relation thérapeutique, l’expérience du professionnel et sa capacité à proposer un accompagnement adapté qui permettront à chacun d’avancer à son propre rythme.

Si vous découvrez cette discipline, vous pouvez commencer par consulter notre page dédiée à l’art thérapie.


Plusieurs manières de pratiquer l’art-thérapie

Contrairement à certaines idées reçues, l’art-thérapie ne consiste pas simplement à dessiner ou à peindre pour se détendre.

L’objectif est thérapeutique. Les activités créatives deviennent des médiateurs qui permettent d’exprimer ce qui ne trouve parfois pas les mots.

Chaque professionnel développe cependant sa propre manière d’accompagner.

Certains privilégient la peinture.

D’autres utilisent l’écriture, le collage, la sculpture ou différentes techniques créatives.

D’autres encore développent une approche originale, construite au fil de nombreuses années de pratique clinique.

C’est pourquoi deux séances d’art-thérapie peuvent être très différentes selon le thérapeute choisi.


Le thérapeute construit un parcours personnalisé

Une idée revient souvent chez les personnes qui découvrent l’art-thérapie : penser qu’elles devront choisir elles-mêmes les activités proposées.

En réalité, ce n’est généralement pas ainsi que se déroule un accompagnement thérapeutique.

L’art-thérapeute apprend d’abord à connaître la personne : son histoire, ses ressources, ses difficultés, ses besoins du moment, son rythme et ses objectifs.

À partir de cette compréhension, il construit progressivement un parcours thérapeutique personnalisé.

Il choisit les médiations artistiques qui semblent les plus adaptées à chaque étape.

Parfois, il proposera une activité rassurante permettant de retrouver confiance.

À d’autres moments, il pourra inviter la personne à explorer un exercice plus exigeant, lorsque le moment est venu d’aller un peu plus loin.

Le choix des activités fait donc partie intégrante du travail thérapeutique.


Le thérapeute change la qualité de l’accompagnement

La créativité est un formidable outil.

Mais elle ne suffit pas.

L’art-thérapeute doit également savoir :

  • écouter sans juger ;
  • créer un cadre sécurisant ;
  • respecter le rythme de chacun ;
  • accueillir les émotions lorsqu’elles émergent ;
  • adapter constamment les propositions thérapeutiques.

C’est cette capacité d’ajustement qui permet à la personne accompagnée de progresser en confiance.


Une approche profondément personnalisée

Chez Kintsugido, Véronique Mooser a développé une manière d’accompagner qui s’appuie sur l’art-thérapie intermédiale ainsi que sur le kintsugi japonais, dont elle a fait un véritable outil thérapeutique : le Kintsugido, ou « voie de la réparation ».

Son accompagnement repose sur une conviction simple : chaque personne est unique et mérite un chemin thérapeutique qui lui ressemble.

Concrètement, cela signifie qu’aucun parcours n’est identique à un autre.

Au fil des rencontres, différentes médiations artistiques peuvent être proposées : écriture, peinture, collage, terre, création symbolique ou travail autour du kintsugi. Le choix ne dépend pas des préférences du moment, mais de ce qui est le plus pertinent dans le processus thérapeutique.

L’objectif n’est jamais de réaliser une belle œuvre.

Il s’agit de permettre à la personne d’explorer ce qui demande à être entendu, transformé ou réparé.


Les diplômes sont importants…

Choisir un thérapeute, c’est aussi choisir une manière d’être accompagné.

Les qualifications sont naturellement essentielles.

En Suisse, il est recommandé de s’assurer que le professionnel possède une formation reconnue et, lorsque cela est pertinent, une reconnaissance permettant un remboursement par certaines assurances complémentaires.

Mais au-delà des diplômes, d’autres qualités comptent tout autant :

  • la capacité d’écoute ;
  • l’expérience acquise auprès de publics variés ;
  • la bienveillance ;
  • la créativité dans les propositions ;
  • la capacité à instaurer une relation de confiance.

Ces éléments ne figurent sur aucun certificat, mais ils sont souvent ceux qui marquent durablement une démarche thérapeutique.


Une rencontre avant tout

Au fond, choisir un art-thérapeute revient moins à sélectionner une technique qu’à rencontrer une personne avec laquelle il sera possible de cheminer.

La confiance ne se décrète pas.

Elle se construit progressivement, au fil des séances.

C’est pourquoi un premier entretien constitue souvent la meilleure façon de savoir si l’on se sent écouté, compris et suffisamment en sécurité pour entreprendre ce travail.

Si vous souhaitez découvrir l’approche proposée chez Kintsugido ou en savoir davantage sur le déroulement des accompagnements, vous pouvez consulter la page consacrée à l’art thérapie et prendre le temps de voir si cette manière de travailler correspond à vos attentes.