Véronique Mooser

Bonjour,

Je m’appelle Véronique. Je suis une femme dont la vie et la mission est de transmettre de la joie.

Proposer la joie comme alternative à la morosité ambiante est un réel acte de résistance

Je suis rapièceuse de psyché, d’objets et d’âmes.

Car c’est dans les cassures, les rides et les cicatrices que je vois la vie : les souffrances, les combats, mais aussi la force et la beauté de la vulnérabilité.

« Tel le kintsugi, l’art-thérapie est pour moi un moyen extraordinaire de se réparer à l’or et de faire de ses blessures une œuvre d’art. »

En tant qu’artiste:

Mon travail créatif s’est longtemps orienté vers la cassure, l’objet fragilisé, dont les contours ne sont jamais parfaitement nets, mais semblent découpés par l’existence. J’ai travaillé 40 ans la céramique, puis le papier et les collages sont venus nourrir ma réflexion autour de la cassure intérieure. 

Mes pièces en terre sont très fines — parfois trop fines — et se déformaient ou se brisaient lors des cuissons au raku que je faisais. De ces objets façonnés par le feu, l’air et l’eau, j’ai appris à poser un regard différent sur la perfection, ou plutôt sur l’imperfection.

Mes collages parlent de la vie, de ces instants de joie qui côtoient la tristesse et la souffrance. Du sourire rayonnant à celui qui cache le désespoir, j’explore les contrastes, les émotions et les fragilités qui nous habitent. Et toujours, il y a l’or, qui, à sa manière, donne du sens à ce que j’ai traversé.

Comme dans mon monde intérieur, où les émotions cohabitent, se superposent, se bousculent et colorent ma vie. Mes écrits parlent de ces états  : Pastels de ciels

Puis il y a le kintsugi.

Cet art japonais qui consiste à réparer les objets brisés avec de la laque et de l’or 24 carats est devenu bien plus qu’une pratique pour moi. Il est devenu ma vie, mon sens, mon essence.

J’y ai consacré un livre : S’accepter, se réparer, sublimer ses fêlures.

( le deuxième est en cours d’écriture)

Redonner vie à ce qui est cassé, lui permettre de devenir différent, plus beau, exceptionnel et unique : c’est ma manière d’appréhender l’existence et ses aléas.

C’est aussi ma proposition de résilience.

Parce que nos cassures ne sont pas nécessairement ce qu’il faut cacher ou effacer. Elles peuvent devenir des traces de notre histoire, des lignes de vie, des chemins de transformation.

Apprendre à réparer nos cassures, à les accueillir et à les sublimer : c’est ce que je vous propose.