Pourquoi certaines entreprises s’intéressent à l’art-thérapie pour apaiser les tensions

Dans un contexte professionnel de plus en plus exigeant, les tensions relationnelles et émotionnelles font désormais partie des enjeux reconnus en entreprise. Conflits internes, surcharge de travail, difficultés de communication ou perte de sens peuvent affecter durablement le climat collectif et le bien-être des collaborateurs.

Face à ces constats, certaines entreprises s’interrogent sur des approches complémentaires aux outils traditionnels de gestion des ressources humaines.

Des tensions qui ne se résolvent pas uniquement par la parole

Les dispositifs classiques reposent souvent sur l’échange verbal : entretiens, médiation, formations à la communication ou coaching. S’ils sont nécessaires, ils ne suffisent pas toujours à apaiser des tensions profondément ancrées, notamment lorsque les émotions prennent le dessus sur le raisonnement rationnel.

Dans ces situations, la parole peut devenir source de blocage, voire d’incompréhension supplémentaire. Certains collaborateurs peinent à exprimer ce qu’ils ressentent, ou à identifier clairement l’origine de leur malaise.

L’art-thérapie comme approche complémentaire

L’art-thérapie propose un cadre différent, fondé sur l’expression non verbale. Par le biais de la création, du geste ou du travail avec la matière, elle permet d’aborder autrement les ressentis, sans passer immédiatement par l’analyse ou le discours.

En entreprise, cette approche n’a pas vocation à résoudre des conflits organisationnels ni à se substituer aux dispositifs existants. Elle peut toutefois offrir un espace de régulation émotionnelle, favorisant une prise de recul et une meilleure compréhension de soi dans le contexte professionnel.

Un cadre encadré et professionnel

En Suisse, l’art-thérapie s’inscrit dans un cadre professionnel structuré. Lorsqu’elle est proposée en entreprise, elle doit être menée par des thérapeutes formés et certifiés, dans le respect des limites du cadre professionnel et de la confidentialité.

Au cabinet Kintsugido, fondé par Véronique Mooser, art-thérapeute certifiée, l’art-thérapie est envisagée comme une approche complémentaire, attentive aux enjeux humains et relationnels. Le cabinet est situé à Chapelle, dans le canton de Fribourg, à proximité d’Oron et de Lausanne.

L’objectif n’est pas de traiter des problématiques organisationnelles, mais de soutenir les individus dans leur capacité à traverser des situations professionnelles émotionnellement exigeantes.

Vers une attention accrue au facteur humain

L’intérêt croissant de certaines entreprises pour l’art-thérapie s’inscrit dans une évolution plus large : la reconnaissance du rôle des émotions dans le fonctionnement collectif. Sans être une solution universelle, cette approche ouvre une réflexion sur la manière d’accompagner autrement les tensions au travail, dans le respect des personnes et de leur singularité.